LE CHEMIN DE SAINT JACQUES DE COMPOSTELLE
Le
guide du pèlerin médiéval, écrit en 1130 par
AIMERI-PICAUD citait déjà 4 itinéraires
Principaux de pèlerinages vers SAINT JACQUES DE COMPOSTELLE passant
sur
Le territoire Français.
1/ la ‘VIA TURONENSIS’ référence à la
ville de Tours
2/ la ‘VIA LEMOVICENSIS’ nom latin de Limoges le point de
départ était l’abbaye de LA MADELEINE à Vézelay.
3/ la ‘VIA PODIENSIS’ du latin Podium qui démarrait
de la Basilique NOTRE DAME DU PUIT
4/ la ‘VIA TOLOSANA ’ qui vient de Toulouse où elle
passait en partant d’Arles
Ces voies se rejoignaient à OSTABAT, une petite bourgade à
21 Kms de SAINT-JEAN PIED –DE PORT.
Moi, bien sur mon point de départ a été St. JEAN
PIED DE PORT. Après avoir passée une nuit au refuge qui
se trouve prés de la Citadelle fortifiée du 9éme
siècle , je suis partie de la rue principale qui traverse la ville
de part en part depuis la porte St.JACQUES jusqu'à la porte D’Espagne
,pour rejoindre RONCEVALLES (Roncevaux) en Espagne ou tout le monde connaît
l’épopée de CHARLEMAGNE et la Chanson de ROLLAND.
Pourquoi suis-je partie vers St.JACQUES DE COMPOSTELLE ? Alors que mes
pas m’ont toujours conduit vers l’Orient ! Déjà
MARSEILLE,porte de l’Orient ; Algérie ; Maroc ; Turquie ;Chypre
; Syrie ; ces pays où l’on a souvent le regard tourné
vers l’Est, mais dans ces pays où je suis proche d’une
spiritualité qui m’interpelle, il m’est souvent arrivé
de me retrouver sur des lieux proche de la TERRE SAINTE :Jérusalem
, Alep ,Maloulia, Damas etc . Et puis un jour, virage complet, volte face
vers une direction qui m’est inconnue ; marcher vers l’Ouest
partir sur le chemin de COMPOSTELLE ; correspondait sans doute à
une nécessité, c’est aussi faire une boucle du voyage,
après m’etre imprégné des ‘RUBAYATES’
d’OMAR KAYAM ; connu les chants enchanteurs de l’Orient ;
et après avoir marché des années vers l’Est,
il me fallait aller vers l’Ouest où dois-je aller ? Et la
réponse a été d’aller à St. JACQUES
DE COMPOSTELLE.
A la question qui suis-je ? Suis-je une femme curieuse à la recherche
d’un dépaysement ou suis-je un pèlerin allant saluer
les Reliques de St.JACQUES ? Car ces marches au « long cours »
sont des moments privilégiés de disponibilité, et
d’ouverture pour soi et pour les autres.
C’est le vendredi 16 Avril 2004 que j’ai pris contact avec
l’Espagne à RONCEVALLES pour l’Aventure du «
CHEMIN DE COMPOSTELLE » (LE CAMINO DE SANTIAGO)
Quel sens y a-t-il de partir au XXI siècle parcourir en moyenne
20 Kms par jour, pendant 6 semaines ; ce n’est pas rien pour son
corps ; il faut savoir l’écouter, c’est la seule façon
de pouvoir aller jusqu’au bout. Le corps prend, une dimension qu’on
ne lui connaissait pas, et qui par elle-même est facteur de plaisirs
ou de tortures ; il faut voir les marcheurs le soir au gîte ou au
petit déjeuner, ils sont reconnaissables ; ils ont tous la raideur
des personnes âgées.
Muni de ma « CREDENTIAL » sorte de passeport du pèlerin,
que je dois faire composter à chaque étape ; c’est
bien sûr une façon administrative de définir le pèlerin
; les tampons sont jolis ; dans chaque tampon, un souvenir.
Dés ce premier jour ; la pluie, après une marche de 30Kms
sur les pas de ROLLAND, mon premier refuge a été ZUBIRI
; l’horreur ! L’insalubrité ! C’est le refuge
que je conseillerais à mes ennemis ; pas à mes amis ! Ce
premier contact avec l’Espagne m’a déçu ; d’autant
plus que la pluie était de la partie. Pourtant tout au long du
Chemin, j’apprendrai que l’Espagne est un pays authentique
qui n’a rien à voir avec l’Espagne touristique de la
cote Méditerranéenne ;et que les habitants de ce pays sont
à la fois fier et chaleureux ; un pays dans le quel on se sent
bien.
Raconter un voyage impose de parler de l’essentiel ; les photos
que vous prenez s’avèrent banales ; et pour moi le souvenir
c’est celui marqué par les moments de joie, de douleurs physique
; ou de rencontres avec les autres ; le plaisir, le chaud, le froid ;
j’hésite à raconter ; c’est parfois trop intime,
ou trop futile ; même voir insignifiant ; que les autres ne peuvent
pas comprendre. Mais pourtant, c’est mon souvenir.
J’ai traversé Pampelune ; la Sierra del-perdon ; Puenté
la Reina ; Estella, qu’il est beau le nom de cette ville ! Et j’ai
aimé son cloître élégant ; Irache et sa fontaine
de vin offert par la cave coopérative ; c’est un lieu de
rendez-vous assuré ! Le vin offert à volonté plutôt
bon ; d’ailleurs moi qui ne bois jamais de vin, je l’ai bu
à 8h. Du matin ! Mais il faut dire que nous sommes dans cette Rioja
; avec ses vignes, et son vin qui mérite bien sa réputation.
Viana ;Logroño ;la pluie et le froid qui m’accompagne depuis
le début du voyage ; la pluie devient une idée fixe,partir
le matin avec la pluie,c’est marcher dans la boue pendant des heures,
soulever 1Kg de glaise à chaque pas ;avec cette charge sur le dos,et
cette cape qui m’encombre ;parce que sous cette cape la transpiration
se condense ; l’eau pénètre par les poignets ; il
suffit que le bas du pantalon se mouille pour que les chaussettes et les
chaussures clapote à vos pieds. Il n’est pas agréable
de marcher toute une journée sous la pluie ; et les soucis de savoir
si il y aura au refuge de quoi sécher ses affaires. A Logroño
l’accueil par deux hospitaleros breton est réconfortant,
le gîte est bien tenu, et ils tiennent à notre disposition
des journaux pour sécher nos chaussures.
J’ai une pensée reconnaissante pour leur dévouement
; le renoncement, c’est une grande leçon du CHEMIN; c’est
apprendre à renoncer à ses habitudes, au confort ; dormir
tout les soirs dans un lit différent, tout les soirs défaire
son sac de couchage, et au petit matin, refaire son sac à dos ;
le sac devient une habitude ; il est souvent fait dans le noir pour ne
pas réveiller son voisin.
Il n’y a qu’une seule rechange de vêtements, ce qui
implique de faire une lessive chaque soir, avec l’espoir que tout
soit sec le matin. Malgré toutes les précautions que l’on
prend, le sac à dos est lourd ! Il faut compter avec la pharmacie,l’eau,et
la nourriture ; etre sur le Chemin,c’est renoncer à s’attacher
aux choses,à rester ou l’on se sent bien , aux gents que
l’on rencontre le Chemin est là qui nous rappel à
l’ordre, et qui dit :MARCHE ! Mais à aucun moment j’ai
souffert du manque, si tous les soirs ,je suis arrivée épuisée
au gîte, tous les matins les départs se sont fait dans la
joie , et jamais au grand jamais je n’ai eu envie d’abandonner.
Navarrete ;Najera ; Santo Domingo de la Calzada ;Granon ;Belorado ;San-juan
des Ortega ;Burgos.
SAN JUAN DE ORTEGA (Saint jean des orties) après avoir marché
pendant des Kms dans une foret angoissante ; dans cette immensité
on se sent seule, perdu, et puis le courage revient lorsque l’on
aperçois les tours du monastère de San juan de Ortega ;
un immense monastère dans un lieu isolé et désolé,
le grand dortoir, sombre, froid, et poussiéreux ; quand on arrive
trempée par la pluie et gelée ,quand on aspire à
une bonne douche chaude ça n’est pas le lieu idéal
; mais il faut faire avec ,il n’y a rien à moins de 10 ou
15 Kms , pourtant cette étape est de rigueur ;et puis le rituel
de la soupe à l’ail prise en commun avec le curé et
sa sœur ,qui se dévouent sans compter est touchant ;mais le
souvenir que le garde de cette étape ; c’est l’impression
puissante que dégage la chapelle et sa crypte très dépouillée
de Saint JEAN.
ATAPUERCA. Patrimoine Mondial de l’Humanité, site où
a été découvert le plus vieil homme d’Europe.
BURGOS. La ville du Cid. Les passages dans les grandes villes ne sont
pas facile pour les marcheurs ;trop de bruit de banlieue, avant d’atteindre
le centre et sa célèbre cathédrale, où on
peu voir la tombe du Cid et de Chimène ;la cathédrale,célèbre
pour sa statue miraculeuse du Christ.
Hornillos del Camino ; Hontanas ; Castrojeriz ; Boadilla del Camino ;
Villalcazar de sirga ; Carrion de los Condes ; Calzadilla de la Cueza
Sahagun ; Mansillas de las mullas ; Léon
Il m’arrive de ne plus savoir où je suis, longues sont les
distances ; tu MARCHES,tu MARCHES ; lignes droites,j’ai l’impression
que je ne verrais jamais le bout du Chemin ; la Palence ; la Mezeta ,sont
des régions dure pour le corps et l’esprit ;depuis Burgos
;beaucoup de vent ; un vent glacial qui vous transperce jusqu’au
os ; de grandes longueurs ennuyeuses , dans un paysage désertique
et complètement désolé ; sur cette partie du CHEMIN
DE SAINT JACQUES ,on ressent la solitude plus qu’ailleurs, de plus
on trouve sur cette partie beaucoup d’Im-Mémoriam ; nos pas
foulent la poussière du chemin ,et la poussière des Morts
du Chemin ; car les risques encourus aujourd’hui sont nombreux pour
les marcheurs ; épuisement,ou accidents de voitures ;nombre de
Pèlerins marchent pour l’Eternité ; longer cette nationale
120 est dangereux et lorsque l’on passe devant ces Croix du souvenir,le
cœur se serre ;l’angoisse est là ; marcher vers COMPOSTELLE
, c’est une expérience dure ,et enrichissante,autant les
rencontres peuvent etre nombreuses, autant on peut se sentir seule . Sur
le chemin il n’y a pas d’identité, que l’on soit
président, écrivain, diplomate, ouvrier ou chômeur
; on est pas riche, on est pas pauvre, nous sommes tous logés à
la même enseigne, sur le chemin nous sommes des Pèlerins.
Au petit matin, partir quand il fait encore nuit, il fait froid, souvent
je n’ai pas pris de café, je n’ai rien avalé
; mais quelle joie ; quelle allégresse dans ces départs
matinaux, on reprend son bâton qui marque le temps, il frappe le
sol ; et il faut MARCHER .MARCHER, toujours MARCHER ! J’ai chanté,
je pense, je médite, aller à COMPOSTELLE, c’est vraiment
une expérience intime, un retour sur soit.
Boadilla del Camino où j’ai eu la chance de trouver un merveilleux
refuge ;Fromista ,Villalcazar de Sirga ;Calzadilla de la Cueza ;tout ces
villages qui longent le Chemin ; qui racontent des siècles de MARCHES
, de Pèlerins ,au travers de tout ces villages traversés
,on suit la flèche jaune ,ou la coquille jaune et bleue qui indique
notre Chemin ,prolongement du GR.65 marqué par une bande blanche
au dessus et une bande rouge au dessous . Cette flèche jaune est
rassurante ; elle veut dire que l’on est sur le bon Chemin.
Hospital de Orbigo ;San Justo de la Véga ;Astorga ; Rabanal ;Foncebadon
; La Croix de Fer ;le Col du Cerezales (1510 Mts) ;Acebo ;Molaniseca ;Ponferrada
; Cacabelos ;Villafranca del Bierzo ;Ocebreio ;Tricastella ;Samos ;Sarria
; Portomarin ;Melide ; Arzua ;Lavacollas ; Monte de Goso….
SAINT JACQUES DE COMPOSTELLE !
San Justo de la Véga, où j’ai le souvenir d’un
bon petit déjeuner, après une marche de 12Kms dans le froid
du petit matin avec ULRIKE (d’Allemagne) qui a été
si gentille avec moi.
Astorga ; une jolie ville avec son beau musé ; Foncebadon un village
en ruine où dans la chapelle il y a quelques matelas pour les pèlerins
retardataires. Quand j’y suis passée il y avait encore de
la neige. Au sommet du col à 1510Mtrs ; s’éleve LA
CRUZ DE FERRO (la Croix de Fer) où chacun pose sa pierre ; et pose
pour la photo.
Molinaseca, ce merveilleux village, coquet, on dirait une bonbonnière
tellement il est beau. Ponferrada et son château , et puis bien
sûr , O CEBRERO , pour monter le col de O Ceibrero col de 1293 Mtrs
d’altitude ;je me suis levée à 5Hrs ½ du matin
,pour une étape difficile ;mais quel plaisir j’ai eu d’avancer
en pleine nature,au milieu des genets ; bruyères ;pins et châtaignés
;sur tout le parcours un magnifique panorama ;tout me ravi ; tout m’est
bonheur ; EZCUCHA ( regarde ;look ; ) regarde ;devant ;derrière
; ça monte, et plus ça monte,plus c’est beau ! J’oublie
que c’est dure ; et la récompense est ce merveilleux village
celtique qui abrite dans son église la statue romane du XII eme
de SAINTE MARIE LA REAL ; et le précieux CALICE et la PATENE du
célèbre miracle du Cebreiro (l’hostie et le vin contenus
dans la patène et le calice se convertirent en corps et sang du
CHRIST.) Ce Calice est souvent comparé au SAINT GRAAL ; dans lequel
Joseph D’Arimatie a recueilli le sang du Christ sur la Croix. Je
suis comme les Chevaliers du Roi ARTUR. Bouleversée par la vision
de ce petit vase ; je suis émue comme GALAAD le pur ; et PERCEVAL
le mystique.
Après O’CEBREIRO .virage complet vers la Galice ; ma descente
vers l’ouest se précise, une sorte d’exaltation imprègne
les pèlerins, ce passage dans les coreidoirias de Galice pour arriver
au monastère de Samos est un vrai plaisir ; la vue sur le monastère
est grandiose.
SARRIA ; après une marche difficile c’est BYSANCE à
l’hôtel Roma ! Et une nuit dans des draps bien propre.
Après avoir longé le Mino (rivière) et traversé
le pont, j’arrive au nouveau village de PORTOMARIN (l’ancien
ayant été engloutit lors de la construction du barrage)
mais avant d’arriver au refuge il faut monter un vieil escalier
qui repose sur un arc du vieux pont médiéval.
MELIDE où j’ai le souvenir d’une bonne assiette de
poulpe dans une poulperia.
ARZUA ; comme les pérégrinos qui faisaient une grande toilette
dans les piscines à Pèlerins avant de se présenter
à SANTIAGO DE COMPOSTELA ; j’en ai profitée pour aller
chez le coiffeur……Le CHEMIN avance dans un paysage qui n’a
subit que peu de modifications au cours des siècles ; les hameaux
de Galice avec leurs toits d’ardoise et ces horreos (silos à
grain Galicien sur pilotis).
Après avoir passé la cheneraie et longé des bois
d’eucalyptus géants ; j’ai laissé derrière
moi SAN MARCOS pour entreprendre la montée d’EL GOZO (le
mont joie) je peux vous dire que ce n’est pas la joie !
Et pourtant le 26 Mai, c’est l’arrivée à SANTIAGO
; SAINT JACQUES DE COMPOSTELLE. Quelle magie dans ce nom : champs d’étoiles
! C’est la perseverence qui m’a conduit jusqu’au bout
du CAMINO. Je rentre par la porte DEL CAMINO ; et les petites rues ; je
me dirige vers la PLAZZA DEL OBRADOIRO ; c’est immense ; l’année
2004 est une année Sainte ; et la PORTE SAINTE est ouverte. Je
n’ai qu’une idée avant toute chose ; me diriger directement
vers le Tombeau. Je suis submergé d’émotions ; qu’importe
les souffrances ; les motivations ; je monte les dernières marches
, on va jusqu’au bout de soi lorsque je pénètre dans
cette belle cathédrale ; impressionnante par la hauteur de ses
piliers ,si haute ,si clair , si illuminée ; les chants si beaux
;et cette messe dite tous les jours pour des milliers de pèlerins,c’est
tout un rituel ;et puis c’est l’apothéose lorsque le
Botafumero ;cet encensoir géant est mis en action ;et que les parfums
d’encens s’échappent ,il monte et se balance jusque
sous la voûte .C’est un moment d’intense émotion.
Ce CHEMIN ,foulé depuis des siècles par des milliers de
Pèlerins ,dégage quelque chose ,que l’on soit chrétien
fervent ou simple randonneur ; IL ne laisse personne indifférent
,j’ai fait le Pèlerinage de COMPOSTELLE ; je suis arrivé
au bout du chemin .
LE LONG DU CHEMIN…………..
Je n’ai pas beaucoup parlé de mes rencontres sur le CHEMIN
; nombre de ces rencontres sont ephemeres, une heure ; un repas au bord
du Chemin ; une soirée …..
Mais il y a des rencontres qui laissent des traces : Tout d’abord
, KATIA et sa MAMAN des BRESILIENNES ; j’ai le souvenir des deux
CANADIENNES remplis d’humour HELENE et RAYMONDE ; le courage de
deux couples de NORVEGIENS qui avaient entre 75 et 80 ans ! ; MARTA et
JAN de MAESTRICH ; mon compagnon de fortune et d’infortune,AGUSTO
d’ESPAGNE ; ANNA des PAYS BAS ; LUCIANA ET MAURICIO son mari ,de
Salvador de Bahia au BRESIL ; et puis MARIA ANGELICA , la VENEZUELIENE
, qui venait vers moi comme une fille vers sa mère ,cette chère
Maria Angelica qui à SANTIAGO pleurait toute les larmes de son
corps et qui me dit dans la cathédrale ,pourquoi je pleure comme
ça alors que je suis contente .
Mon bon Saint-Martin ,OLIVIER le FRANÇAIS , qui a fait 9 fois le
CHEMIN aller et retour ! Et que les Espagnols sur le CHEMIN appellent
« LE PEREGRINOS LOCO »
Ce cher FABIO mon amichi ITALIEN qui à 75 ans faisait son 4eme
CHEMIN ! Et puis bien sûr ma chère ULRIKE, l’ALLEMANDE,
avec qui j’ai nouée une sincère relation
U L T R E I A !
Partie le 16 Avril 2004 ; arrivée le 26 Mai 2004 ;
Prés de 900 Kilométres ; 41 Jours de MARCHE ; soit 6 semaines
; dont pratiquement 3 semaines de pluie et de vent ininterrompu ; la boue
; la glaise ; des températures parfois entre 2° et 5° plusieurs
sommets entre 1200 et 1500 Mtrs ;(au total l’équivalent d’avoir
monté l’Himalaya ,plus de 8000 Mtrs d’altitude )
5 ampoules infectées ; d’abord cousues ; et par la suite,
coupées aux ciseaux, dans une cabane au milieu des vignes de LA
RIOJA le tout arrosé de bétadine.
Une entorse le 03 Mai à la 15eme étape à la fontaine
Sambol 18 Kms avant BOADILLA DEL CAMINO. Consultation d’un médecin,
piqûres, (sans me faire payer ses honoraires), médicaments,
2 jours de repos forcés ; et il faut reprendre son BOURDON et repartir
sur le CHEMIN ……….
|